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Médias africains : Clap de fin pour Consty Eka

Médias africains : Clap de fin pour Consty Eka

AFRICALEADNEWS – C’est le choc et l’effroi : une voile noire s’est levée sur l’horizon des médias africains. Le rideau est tombé, et avec lui s’est éteinte une voix qui portait haut les rêves d’un continent après avoir brillé de mille feux dans le firmament audiovisuel. Constantin Ekani, que tous appelaient Consty Eka, a quitté la scène lundi 16 février 2026 à Abidjan, emporté par un accident vasculaire cérébral. Le « Roi de la Télé » s’en est allé, laissant derrière lui un silence lourd, mais aussi une lumière qui ne s’éteindra jamais.

Consty Eka n’était pas seulement un journaliste, ni un animateur. Il était une onde, une vibration qui traversait les écrans pour atteindre les cœurs. Ses dédicaces des années 90, ses émissions audacieuses et ses projets visionnaires ont façonné une mémoire collective. À Douala comme à Abidjan, il avait su bâtir des ponts invisibles, reliant les peuples par la magie de la parole et de l’image. Cette disparition marque la fin d’une époque, mais son héritage demeure comme une braise ardente au sein de la corporation.

Promoteur de Voltage 2 et de CEN TV, il avait compris avant beaucoup que l’audiovisuel pouvait être un miroir de l’Afrique moderne. Sa proximité avec les artistes, notamment son amitié avec Koffi Olomide, témoignaient de son rôle de passeur entre la scène et l’écran. Consty Eka était un artisan de l’imaginaire, un bâtisseur de rêves partagés qui a montré que l’Afrique pouvait inventer ses propres modèles médiatiques en rivalisant de créativité et de professionnalisme. Sa rigueur, son audace et sa passion resteront des repères pour ceux qui poursuivent son œuvre.

Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent de toutes parts. Proches, artistes et anonymes saluent la mémoire d’un homme qui a donné une image forte à l’Afrique contemporaine. Au-delà des mots, c’est un silence vibrant qui s’installe désormais : celui d’une absence qui résonne comme une présence.

Consty Eka n’était pas seulement une figure des médias, il était une légende vivante. Aujourd’hui, son corps repose, mais son œuvre continue de circuler comme une onde éternelle. Il quitte le monde des vivants, mais entre définitivement dans l’histoire.

Bona Masanu

Africaleadnews

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