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Hariana Veras : la plume angolaise qui défie le récit de Kigali

Hariana Veras : la plume angolaise qui défie le récit de Kigali

AFRICALEADNEWS – (Congo-Kinshasa) Dans un paysage médiatique africain souvent contraint, la journaliste d’origine angolaise Hariana Veras s’impose comme une figure de résistance. Installée aux États-Unis, elle se retrouve aujourd’hui au cœur d’une tempête politique après avoir confronté l’administration américaine sur le dossier rwandais. Son audace face à Donald Trump a déclenché une violente campagne de décrédibilisation orchestrée par les cercles proches du pouvoir à Kigali, illustrant la fragilité de la liberté de presse face aux enjeux géopolitiques des Grands Lacs.

Le déclencheur de cette hostilité réside dans une question directe posée au président américain concernant le retrait des troupes rwandaises de la République démocratique du Congo (RDC). Ce geste, pourtant banal dans l’exercice démocratique, a été perçu comme une offense par le Rwanda. Sur le terrain diplomatique, chaque mouvement de la journaliste semble désormais interprété comme une provocation.

Ses entretiens passés avec le président Félix Tshisekedi et son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, lors de la signature d’un accord de paix, avaient déjà attiré l’attention. Cependant, sa présence récente à la Maison-Blanche, arborant le micro de la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), a définitivement cristallisé les tensions.

Face à cette offensive médiatique, l’intéressée ne recule pas. Elle a tenu à clarifier sa position en affirmant qu’elle soutenait fermement son « intégrité professionnelle en tant que journaliste engagé dans la vérité, l’exactitude et le reportage éthique ». Elle insiste sur le fait que son travail, y compris la couverture des questions géopolitiques sensibles, est mené de façon autonome et responsable. Pour elle, sa pratique est guidée uniquement par les faits et l’intérêt public, s’appuyant sur des informations vérifiées, des observations de première main et des sources crédibles.

La journaliste refuse catégoriquement de céder aux pressions gouvernementales ou aux campagnes de discrédit qui visent à entacher sa réputation. Elle rappelle avec fermeté que « contre les faits, il n’y a pas d’argument ». Cette rigueur professionnelle devient son bouclier face aux menaces, refusant de compromettre la réalité du terrain pour complaire à une chancellerie.

Hariana Veras incarne aujourd’hui cette voix africaine libre et courageuse qui dérange parce qu’elle ose mettre en lumière des vérités inconfortables. Sa posture rappelle avec force que le journalisme, lorsqu’il est fidèle à ses principes fondamentaux, devient un acte de résistance nécessaire face aux tentatives de musellement.

Bona Masanu

Africaleadnews

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