Droits de l'homme

Gabon : l’ancien candidat Stéphane Germain Iloko Boussengui fustige un « pouvoir confisqué »

Gabon : l’ancien candidat Stéphane Germain Iloko Boussengui fustige un « pouvoir confisqué »

AFRICALEADNEWS – (Gabon) Dans une tribune diffusée sur ses réseaux sociaux ce 15 février 2026, l’ancien candidat à l’élection présidentielle, le Docteur Stéphane Germain Iloko Boussengui, livre une nouvelle analyse sans concession de la situation nationale. Habitué des prises de position régulières sur la marche du pays, l’homme politique dresse cette fois le portrait d’un État au bord de l’implosion, dénonçant une dérive autoritaire et sociale qu’il juge insupportable pour le peuple gabonais.

Pour cet acteur majeur de l’opposition, l’heure est à la clarté face à une situation qu’il estime critique. Stéphane Germain Iloko Boussengui considère que toute neutralité devient aujourd’hui coupable. « Il arrive un moment où l’ambiguïté se transforme en complicité », prévient l’ancien candidat. Selon lui, le pays est victime d’une stratégie d’enfumage orchestrée par la majorité pour masquer une « entreprise méthodique de précarisation sociale, de captation des ressources publiques et de verrouillage du pouvoir ».

L’un des points centraux de sa critique porte sur la mutation du régime, qu’il perçoit comme une simple prolongation du système déchu sous de nouveaux oripeaux. Il rejette fermement l’idée d’une réhabilitation du Parti démocratique gabonais (PDG) au nom d’une prétendue compétence technique de ses cadres. « Le coup d’État du 30 août 2023, présenté comme une rupture salvatrice, s’est en réalité mué en opération de continuité déguisée, sous le vernis trompeur de l’inclusivité », regrette l’acteur politique. Il dénonce une majorité qu’il qualifie d’artificielle, issue de « manipulations grossières et d’un processus électoral verrouillé ».

Un État en déliquescence sociale

Sur le front social, le constat dressé par le Docteur Iloko Boussengui est celui d’un État en pleine décomposition. Il égrène les maux qui étranglent le quotidien des populations : grèves chroniques dans l’enseignement, pharmacies en rupture avec la CNAMGS et explosion du coût de la vie. L’organisation institutionnelle elle-même est au cœur de ses griefs, notamment la concentration des prérogatives. « Le pouvoir est confisqué par un cercle restreint de copains, coquins et consanguins », fustige-t-il avec sévérité. Pour lui, le parlement n’est plus qu’une « chambre d’enregistrement » sans aucun pouvoir de contrôle.

En rappelant les crises cycliques qui ont jalonné l’histoire du Gabon, l’ancien candidat souligne que l’arrogance des gouvernants a toujours été le prélude à des ruptures brutales. Il exhorte le sommet de l’État à rompre avec la suffisance pour écouter la colère sourde qui monte. « La politique de l’autruche ne sauve jamais un régime — elle précipite sa chute », martèle-t-il. Pour Stéphane Germain Iloko Boussengui, la responsabilité de l’implosion sociale à venir reposera entièrement sur les épaules de ceux qui refusent aujourd’hui le dialogue et l’équité.

Vigny Ngami-Tsiba

 

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