
AFRICALEADNEWS – (Gabon) Dans la continuité des concertations engagées au plus haut sommet de l’État, le Vice-président du Gouvernement a réuni ce 13 février les partenaires sociaux pour tenter de stabiliser un climat social de plus en plus électrique au sein du bassin pétrolier.
Le secteur pétrolier, poumon de l’économie gabonaise et pilier stratégique pour la sous-région, traverse une zone de fortes turbulences. En effet, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) ainsi que le Syndicat des employés, ex-employés et retraités du pétrole et activités connexes (SEERPAC) maintiennent la pression avec des préavis de grève qui menacent de paralyser la production. Cette situation de crise a poussé l’exécutif à multiplier les offensives diplomatiques pour éviter un blocage total des activités extractives.
Cette rencontre présidée par Hermann Immongault n’est pas un événement isolé, mais bien la suite logique d’une série de rencontres initiées avec les syndicats du secteur pour trouver une solution pérenne aux problèmes posés.
Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait lui-même ouvert la voie en recevant personnellement le 28 janvier dernier les représentants des travailleurs. Cette implication directe du chef de l’État avait permis, dans un premier temps, de désamorcer la grève qui se profilait à l’horizon et de jeter les bases d’une médiation qui se poursuit désormais au niveau gouvernemental.
Le Vice-président, entouré des ministres du Pétrole et du Travail, a donc repris le collier ce 13 février pour approfondir les échanges sur les points de friction. Au centre des récriminations syndicales figurent le respect du Code du travail et, surtout, l’application rigoureuse de la loi n°20/2007 du 20 août 2007.
Ce texte, qui encadre la sous-traitance et la mise à disposition de personnel, est au cœur de toutes les tensions. Les employés dénoncent des abus salariaux systématiques, une précarité grandissante et des écarts de traitement révoltants entre les agents titulaires et les prestataires.
Les discussions ont également porté sur le recours à la main-d’œuvre étrangère et certaines pratiques qui nuisent au dialogue tripartite. Conformément aux instructions présidentielles, le Gouvernement se dit résolu à apporter des solutions durables pour garantir la continuité des activités et préserver l’intérêt des travailleurs.
Vigny Ngami-Tsiba



