
Le Conseil des ministres, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré à Ouagadougou le 25 juin 2026, a profondément modifié les règles d’attribution des bourses universitaires et annoncé une hausse significative de la récolte nationale de coton.
Le gouvernement burkinabè a décidé de revoir de fond en comble le système d’aide aux étudiants en supprimant les critères basés sur le revenu des parents. Désormais, une nouvelle hiérarchisation des bourses se met en place. Plus marquant encore, l’État s’immisce dans le parcours de sa jeunesse expatriée : qu’ils soient boursiers ou qu’ils s’autofinancent, les étudiants désireux de se former hors des frontières devront impérativement obtenir le feu vert du ministère de tutelle. Une manière pour les autorités de surveiller les programmes d’études, d’anticiper les dérives sociales à l’étranger et de planifier l’insertion locale.
Côté champs, l’économie respire. La campagne cotonnière 2025-2026 affiche une santé de fer avec 314 293 tonnes récoltées, soit un bond de 7% par rapport à l’année précédente. Pour maintenir cette trajectoire sans creuser le déficit public, les autorités maintiennent le sac d’engrais à 17 500 FCFA. L’effort financier, estimé à 15,8 milliards de FCFA de subventions, sera intégralement supporté par les compagnies cotonnières. Une double offensive, académique et agricole, qui illustre la volonté de reprise en main économique et souveraine du pays.
Vigny Ngami-Tsiba



