
AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Le président du SNBTP, Abdel Kader Ndiaye, a tiré la sonnette d’alarme sur la « crise » que traverse le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics au Sénégal.
Le BTP, qui représente 7 % du PIB et 600 000 emplois (directs et indirects), est essentiel à la croissance économique et sociale du pays.
Après une croissance de 23 % en 2023, le secteur connaît un ralentissement en 2024, suivi d’une « chute libre » d’activité en 2025. La principale cause de cette crise est l’accumulation de la dette intérieure de l’État envers les entreprises du BTP, chiffrée à plus de 350 milliards de francs CFA. M. Ndiaye prévient que si cette dette n’est pas apurée, le « pacte national de stabilité sociale » risque de voler en éclats, menaçant la survie des entreprises et les emplois.
La mesure jugée la plus urgente est l’apurement intégral de la dette due par l’État pour restaurer la résilience des entreprises. Le syndicaliste propose de lever toutes les contraintes d’arrêt et de suspension des chantiers pour sauver les emplois menacés. Il suggère également de faciliter le financement des entreprises et des ménages (prêts à taux zéro pour le logement).
Le BTP est affecté par le fait que 70 % de la commande publique des grands travaux échappe à l’expertise locale, rendant la croissance extravertie. Une des huit mesures préconisées est la création d’un comité paritaire public-privé pour le suivi et l’évaluation de l’activité du BTP.



