
AFRICALEADNEWS – (Gabon) Plus d’un an après le lancement des travaux, ce complexe appelé à accueillir les grandes rencontres internationales du pays avance étape par étape, marquant la volonté du Gabon de se doter à nouveau d’infrastructures adaptées aux grands rendez-vous diplomatiques.
Lors d’une récente visite de terrain, le 4 mars 2026, le chef de l’État s’est rendu sur le chantier pour constater l’avancement des travaux de ce projet structurant pour la diplomatie et l’image du pays. Construit initialement en 1977 sous la présidence d’Omar Bongo pour accueillir le 14ᵉ sommet de l’Organisation de l’unité africaine, l’actuel Union africaine, le site avait été détruit en 2010 durant le mandat d’Ali Bongo Ondimba dans le cadre d’un projet de terrain de golf qui n’a finalement jamais vu le jour.
Depuis cette disparition, le pays ne disposait plus d’un véritable palais des congrès, contraignant les autorités à organiser certaines rencontres internationales sous des installations provisoires. Aujourd’hui, sous le mandat du président Brice Clotaire Oligui Nguema, la reconstruction de la cité de la démocratie vise à redonner au Gabon un espace capable d’accueillir sommets et conférences de haut niveau.
Le futur complexe comprendra un centre international de conférences doté de plusieurs salles de réunion, une grande salle de congrès, une salle de banquet, mais aussi des infrastructures destinées à accueillir les délégations officielles. Au total, 55 villas pour chefs d’État, des espaces VIP, des bureaux administratifs, une clinique, un complexe sportif et même un parc zoologique viendront compléter cet ensemble. Sur le site, 1 350 personnes travaillent actuellement à la réalisation du projet, dont 900 Gabonais mobilisés aux côtés de l’entreprise turque Summa.
Prévue pour être inaugurée en 2026, la nouvelle cité de la démocratie ambitionne de replacer Libreville sur la carte des grandes rencontres internationales. Plus qu’une infrastructure, le projet se veut également un symbole : celui d’un pays qui cherche à moderniser ses équipements tout en affirmant son rôle diplomatique sur la scène africaine.
Christelle Besseghe



