
AFRICALEADNEWS – (Sénégal) Le Comité de Pilotage du Dispositif conjoint d’Appui à la Coopération décentralisée sénégalo-francaise s’est réuni ce mardi à Dakar pour faire le point du dispositif 10 ans après sa mise en oeuvre. Aujourd’hui, il y a plus de 180 coopérations entre des collectivités sénégalaises et françaises et c’est quasiment un record mondial.
Selon M. Guillaume Guillet, conseiller de coopération à l’ambassade de France au Sénégal, « cette année, pour les dix ans du dispositif conjoint, nous avons eu quinze projets, ce qui représente un record et c’est d’autant plus un record qu’il y a parmi ces quinze projets, cinq projets qui émanent de nouvelles coopérations entre des collectivités sénégalaises et françaises ».
Avant de poursuivre: « Donc c’est le signe qu’après dix ans, il y a encore une dynamique très forte de création de nouvelles coopérations et de nouveaux projets qui émanent de ces coopérations ».
« Dans les domaines qui sont couverts, on est également ravi de voir que les domaines prioritaires qui figurent dans la vision Sénégal 2050 sont présents dans les projets, qu’il y a des projets dans le domaine de la souveraineté alimentaire par exemple, avec des plans alimentaires territoriaux, qu’il y a des projets dans le domaine de l’entrepreneuriat des jeunes, qu’il y a des projets dans le domaine de l’agroécologie et qu’il y a également des projets qui sont liés à des grands événements que le Sénégal va accueillir prochainement comme les Jeux Olympiques de la Jeunesse qui se tiendront en novembre 2026″ dit-il.
Pour les enseignements à tirer, soutient-il; « ils sont permanents, ils dépendent des projets qui sont portés et ils nourrissent l’ensemble, le collectif. Ce qu’on retire de ces dix ans de dispositifs conjoints, c’est que quand les deux États sont en soutien de collectivités de part et d’autre, il y a une implication plus forte des collectivités, il y a une cohérence plus forte entre les actions que portent ces collectivités et les orientations qui sont portées par les États et il y a une connexion qui se fait de peuple à peuple, encore plus que de pays à pays ».
« C’est un élément très important de la coopération décentralisée, c’est ce qui justifie que nos deux États investissent dans le dispositif conjoint et y mettent tous les ans un financement dédié. Je me réjouis de voir que ça répond à une demande qui est forte de la part des collectivités, tant sénégalaise que française.
Les projets qui ne sont pas validés, c’est que soit ils ne sont pas assez mûrs, et c’est le cas d’un des deux projets que vous avez cités, soit qu’ils sont dans un degré de précision et d’élaboration qui n’est pas assez important, ou alors que d’autres projets sont en cours d’exécution et qu’ils ne sont pas terminés » note-t-il.
« On veut éviter à la fois de soutenir des projets qui ne sont pas assez aboutis ou de soutenir des projets qui vont se superposer avec d’autres projets que nous soutenons déjà et donc de créer de la confusion et de perdre en efficacité de ces projets.
Elles choisissent parfaitement librement et chaque collectivité est tout à fait libre de s’associer avec une ou plusieurs collectivités sénégalaises.
Le conseil départemental de Seine-Saint-Denis, par exemple, qui vient d’initier des coopérations avec le Sénégal, travaille avec la ville de Dakar et travaille avec le conseil départemental de Ziguinchor » cite-t-il.
Cela dépend de plein de facteurs différents, mais chacune des collectivités sénégalaises et françaises est parfaitement libre de s’engager dans une coopération. C’est le cadre légal et réglementaire qui existe dans nos deux pays et c’est ce qui permet qu’il y ait autant de coopérations.



