« Quand j’étais magistrat, les Libanais ne défilaient pas chez moi… »

Un incident majeur s’est produit, ce mercredi, 4ème jour du procès en appel du maire de Dakar, Khalifa Sall. L’un des avocats de la défense, en l’occurrence Me Ousseynou Fall, a fait des accusations à peine voilées sur l’intégrité du président de la Cour, Demba Kandji. Des propos qui ont poussé ce dernier à faire appel à Me Doudou Ndoye, en tant que Doyen des avocats pour recadrer son confrère.

S’il y a un avocat qui a fait le buzz ce mercredi au procès de Khalifa Sall, c’est bien Me Ousseynou Fall. Dans sa plaidoirie, l’avocat est revenu sur son passé de magistrat pour expliquer ce qui l’a poussé à démissionner de ce corps. «Je ne suis pas corrompu, j’ai choisi par souci de liberté d’indépendance de démissionner de la magistrature volontairement parce que je ne croyais pas à cette justice», dit-il.

S’adressant au président de la Cour, Demba Kandji, il le fixe du regard : « Il y a des brebis galeuses dans cette magistrature. Si je vous regarde droit dans les yeux, regardez-moi droit dans les yeux. Personne ne peut dire que quand j’étais magistrat, les Libanais défilaient chez moi. On ne peut le dire pour tout le monde… »

Douche froide sur Demba Kandji. Il devient subitement crispé. Apparemment, la flèche décochée par l’avocat l’a vraiment touché. Elle l’a même percé le cœur. Elle a touché là où ça fait mal. Dans la salle, le public réagit par des acclamations. La tension est vive.

L’avocat enfonce le clou : « Si je prends soin de vous rappeler votre serment c’est que en le faisant vous engagez votre honneur et votre personne…Le jour du jugement dernier sera là ..».

Le président de la Cour est presque à bout. Il n’en peut plus d’entendre ces vérités. De prendre ces coups dans sa conscience de magistrat…

Il fait appel à Me Doudou Ndoye pour qu’il intervienne pour recadrer Me Ousseynou Fall. Me Doudou Ndoye accède à sa demande et présente des excuses. A sa suite, le bâtonnier fait siennes ces excuses.

Le président Demba Kandji réplique : « La cour ne demande pas d’excuses. Ce que je demande, c’est est-ce que ce qu’il dit est conforme à vos règles», dit-il. Après cette intervention, Me Ousseynou Fall revient pour continuer sa plaidoirie. « Niet» catégorique du magistrat.  Me Ousseynou Fall se braque : « Je me donne la parole. Je termine ma plaidoirie». Le président de la Cour refuse et suspend l’audience.

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