Présidence tournante de l’UE: la Bulgarie laisse sa place à l’Autriche

Le 30 juin, la Bulgarie quitte la présidence tournante du conseil de l’Union européenne. Le 1er juin, c’est l’Autriche qui la remplace. Le pays a choisi pour sa troisième présidence de l’UE la devise, « Une Europe qui protège ».

Avec notre bureau de Bruxelles,

Par les temps qui courent, il est particulièrement risqué, pour n’importe quel pays appelé à exercer la présidence semestrielle tournante de l’Union européenne, de se fixer des objectifs trop ambitieux que l’actualité imprévisible se charge régulièrement de faire dérailler ou en tout cas de reléguer à l’arrière-plan.

Les Bulgares l’ont bien compris et ont fait savoir que leur priorité était l’essor du numérique dans l’économie, la sécurité et la stabilité et leur foi dans la jeunesse. Bref, rien qui puisse prêter le flanc au moindre soupçon d’échec à l’heure du bilan, c’est-à-dire maintenant.

Rapprocher l’UE et les Balkans

Ils ont cependant ajouté un ingrédient original et utile, ce sont les bons rapports qu’ils entretiennent avec tous leurs voisins, les Roumains, les Macédoniens, les Grecs, les Hongrois, les Serbes et les Turcs, ces trois derniers n’étant pas franchement de grands admirateurs des institutions bruxelloises. Et les Bulgares ont inlassablement plaidé la cause du rapprochement de l’Union européenne avec les pays des Balkans occidentaux.

Deux femmes ont animé cette présidence : la ministre en charge de la présidence européenne, Liliana Pavlova, son adjointe Monika Panaïotova. En dépit des moyens administratifs nécessairement limités de ce petit pays, elles auront quand même organisé plus de 1 500 réunions et événements en six mois.


Le chancelier autrichien Sebastian Kurz à Vienne, le 10 janvier 2018.REUTERS/Leonhard Foeger

Les priorités de l’Autriche

La gestion de la question migratoire, objet d’un fragile accord vendredi au sommet de Bruxelles, sera le dossier prioritaire de la présidence tournante autrichienne. Le gouvernement du chancelier Kurz, allié au parti d’extrême-droite FPÖ, défend une ligne « dure », plaidant pour une politique migratoire européenne plus restrictive, en passant notamment par un renforcement de la protection des frontières extérieures de l’UE.

L’autre grand défi est de progresser dans les négociations sur le budget à long terme de l’UE pour la période 2021-2027. Ces discussions sont compliquées par les coupes proposées par la Commission européenne dans les enveloppes destinées à la politique agricole commune (PAC) et aux régions. Ce budget est, par ailleurs, novateur. Pour la première fois il permet de financer des capacités militaires et des infrastructures utilisables par les armées et donne des moyens financiers à l’Europe de la Défense.

Enfin, comme la Bulgarie, l’Autriche plaide pour une plus grande intégration de ses voisins des Balkans occidentaux dans l’Union et l’affiche comme l’une de ses priorités de sa présidence. « Cette région fait partie de l’Europe en terme de politique économique et de sécurité et s’est révélée un partenaire fiable pendant la crise migratoire », explique-t-on à Vienne.

(avec AFP)

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