Les dessous d’une bataille dans l’aviculture sénégalaise

 

 

Africaleadnews – (Senegal) Il y a des cris aux loups qui intéressent et appellent à chercher les vraies raisons de cette levée de boucliers ici et là. Nous parlons bien de la filière avicole où l’on nous annonce l’arrivée de gros investisseurs qui vont accélérer l’ouverture de frontière, écraser les modèles de réussites « bon teint » et emporter sur leur passage les jeunes et braves aviculteurs qui se développent dans nos quartiers et banlieues.

 

Ce que l’on ne dit pas, c’est que ces investisseurs ne sont pas des étrangers mais des entreprises sénégalaises. Nous pouvons affirmer, de sources sûres, que ces gros investisseurs n’est autre que la première entreprise du groupe MIMRAN Les Grands Moulins de Dakar bien connu dans le milieu de la farine de blé, mais aussi dans l’alimentation animale. Déjà en 2015, ce géant de l’agro alimentaire Sénégalaise avait annoncé sa première phase d’investissement avec le lancement d’une ligne de production d’aliment volaille.

 

OFFRE DIVERSIFIEE DE POUSSINS D’ŒUFS ET DE POULETS DE CHAIR SUR FOND DE TRANSFERT TECHNOLOGIUE

 

Deux ans plus tard, son aliment semble atteindre la reconnaissance sur le marché de l’aviculture et c’est bien cet industriel Sénégalais qui a installé la Société Zalar Sénégal qu’il détient à part égal avec le Groupe Marocain Zalar Holding. Une union stratégique nous dit-on pour transférer le savoir-faire marocain, combiné à la notoriété du provendier et par là, enrichir le marché sénégalais d’une offre plus diversifiée de poussins d‘œufs et de poulets de chair.

 

LA COMMUNE DE SANDIARA AU CŒUR D’UN INVESTISSEMENT DE 17 MILLIARDS.

 

De nos investigations, il ne s’agit pas d’une offensive pour l’ouverture des frontières quand on découvre que le projet repose sur des investissements de près de 17 Milliards avec des commandes d’équipements de haut niveau pour un couvoir, des fermes et un abattoir. On imagine mal donc pour eux, ce que serait l’ouverture prématurée des frontières à l’importation de poulets. Mais, on comprend difficilement les attaques qu’essuient un projet qui pourrait permettre aux 50 000 emplois recensés dans ce secteur de dépasser les problèmes d’approvisionnement en poussins ou encore de coûts très élevés de l’aliment volaille.

 

Pour tout dire, un peu de concurrence dans un secteur protégé par la fermeture des frontières depuis 2005 ne devrait pas déplaire à tous les acteurs du secteur et surtout pas au sénégalais qui pourrait oublier les pénuries et autres inflations. Pour cela un seul indicateur suffit : avec 25 millions de poulets annuels, le Sénégal est loin des pays de référence, avec 1 poulet et demi par an et par habitant. Nous sommes bien loin de l’autosuffisance en poulet sans compter alors que toutes les conditions sont réunies pour renforcer ce secteur et rendre inopportune les tentatives d’importation vers les consommateurs sénégalais.

 

HORMIS LES GRANDES VILLES COMME DAKAR, THIES, SAINT LOUIS ET ZIGUINCHOR, L’OFFRE DE POULETS EST LARGEMENT INSUFFISANTE

 

Le plus étonnant reste l’élan nationaliste qu’a voulu prendre ces « cris aux loups » sur ce projet qui pose davantage des questions basiques de concurrences sur un marché encore très ouvert si on s’éloigne des zones périphériques des grandes villes comme Thiès, Dakar, Saint Louis et Ziguinchor.

 

Plus étonnant encore, nous avons un sujet absent de ce secteur que seule une réelle concurrence pourrait imposer et arbitrer, celui de la bio-sécurité qui viendra départager l’offre qualitative pour le consommateur sénégalais.

 

Il reste à voir la suite de cette bataille stratégique qui nous réserve probablement d’autres épisodes.  

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