Le secteur extractif a injecté 118,1 milliards FCfa dans le Trésor public

 

Africaleadnews – (Senegal) Le Comité national pour l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Cn-Itie) a rendu public hier, son rapport 2015. Une étude qui vise une meilleure compréhension du niveau des contributions du secteur extractif au développement du Sénégal. Pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2015, les industries extractives ont injecté 118,1 milliards FCfa dans le Trésor public.

Depuis 2013, l’Etat du Sénégal met en œuvre la norme Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie). Cette adhésion l’engage à rendre publics régulièrement les revenus tirés de ses ressources extractives. Ainsi, après les rapports 2013 et 2014, le Comité national Itie a publié hier, celui de l’année fiscale 2015. Le rapport couvre les revenus provenant de toutes les entreprises extractives détentrices d’un titre actif au 31 décembre 2015. Les entreprises dont le total des paiements est supérieur à 200 millions FCfa, ainsi que les sociétés impliquées dans des transactions de troc ou dans des cessions de titres miniers ont été retenues pour soumettre une déclaration. Pour les entreprises dont le montant total de la contribution est inférieur au seuil de 200 millions FCfa, les revenus sont reportés à travers la déclaration unilatérale de l’Etat. Le Cn-Itie a ainsi intégré dans le périmètre de son rapport, 17 entreprises publiques et privées en production et exploration inscrites au cadastre minier 2015, 8 entreprises publiques et privées  en production et exploration inscrites au répertoire pétrolier 2015 et 9 régies financières et entités publiques. Le rapport souligne que pour la fiabilité et l’exhaustivité des éléments fournis, toutes les entreprises extractives retenues dans le périmètre de conciliation 2015 ont soumis leurs formulaires de déclaration et se sont conformées à la procédure d’assurance et de certification des données. Et toutes les régies financières ont aussi soumis leurs formulaires de déclaration pour les entreprises extractives retenues dans le périmètre du rapport. Lesquels formulaires ont été certifiés par la Cour des comptes.

Le secteur minier, 1er contributeur aux revenus extractifs, avec 92% des recettes, soit 108,2 milliards FCfa

Compte tenu de ces données, les revenus générés par le secteur extractif totalisent un montant de 118,1 milliards FCfa pour l’année 2015. Le secteur minier devient ainsi le premier contributeur aux revenus extractifs affectés au budget de l’Etat, avec un total de 108,2 milliards FCfa, soit 92% des recettes budgétaires provenant du secteur extractif. Ce montant (108,2 milliards FCfa) inclut le paiement exceptionnel de la société Arcelor Mittal, d’une valeur de 28,2 milliards FCfa versé en 2015. Quant aux revenus provenant du secteur des hydrocarbures (Pétrole et gaz), ils s’élèvent à 9,9 milliards FCfa, soit 8% des recettes budgétaires provenant du secteur extractif.

Le rapport précise que les revenus générés par le secteur minier hors paiement de la société Arcelor Mittal, sont passés de 55,7 milliards FCfa en 2014 à 80 milliards FCfa en 2015. Cette hausse, explique le rapport, est due à l’augmentation de la production de la cimenterie Dangote et de Grande côte Operations qui exploite le zircon à Diogo, combinée à un recouvrement plus important des paiements au titre de la redevance minière et des taxes d’extraction auprès de plusieurs entreprises minières.

Pour ce qui est des revenus générés par le secteur des hydrocarbures, ils ont connu une légère baisse, passant de 11,8 milliards FCfa en 2014 à 9,9 milliards FCfa en 2015. Cette situation s’explique, selon le rapport, notamment par la baisse du volume de production de gaz par la société Fortesa, qui a produit 35 163 770 Normo m3 de gaz en 2014 contre 22 675 044 Normo m3 de gaz en 2015.

Sur les 118 milliards FCfa de revenus tirés du secteur extractif, le rapport fait savoir que 102,5 milliards FCfa sont allés directement  dans le budget de l’Etat, soit 86,8%. Le reste des revenus (15,6 milliards FCfa) est constitué de l’appui institutionnel (8,4 milliards FCfa, soit 7,1%), des prélèvements douaniers pour le compte de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) (3,5 milliards FCfa, soit 3%), des dépenses sociales des entreprises (1,8 milliard FCfa, soit 1,5%) et des revenus encaissés par Petrosen (1,9 milliard FCfa, soit 1,6%).

L’OBS

 

Commentaires

Commentaires

A propos Africaleadnews

Africaleadnews
A travers ce site nous entendons faire entendre une nouvelle voix de l’Afrique. Une Afrique qui se trace une nouvelle voie. Celle de son développement économique et social. Une Afrique debout. Une Afrique à la conquête de sa place de leader dans le concert des Nations. Une Afrique LEADER. Un site pour la promotion du LEADERSHIP AFRICAIN.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.Les champs obligatoires sont marqués *

*