La perspective d’un Brexit sans accord inquiète les universitaires britanniques

Face à la perspective d’un Brexit sans accord avec l’Union européenne, les universitaires s’inquiètent pour l’avenir de la recherche, notamment celle liée au traitement contre le cancer et à la lutte contre le changement climatique.

Alors que la possibilité d’un Brexit sans accord se fait de plus en plus grande, les universitaires britanniques montent au créneau. La recherche dans des domaines tels que le traitement du cancer et la lutte contre le changement climatique pourrait être menacée, alertent vendredi 4 janvier plusieurs groupes universitaires basés au Royaume-Uni.

Un départ brutal de l’UE pourrait conduire à « un retard académique, culturel et scientifique dont il faudrait des décennies pour se remettre » écrivent dans une lettre ouverte des responsables d’Universities UK, du Russell Group, de Guild HE, de Million Plus et d’University Alliance.

« Nos 50 000 employés issus de l’Union européenne et nos 130 000 étudiants de l’UE, sans parler des 15 000 étudiants britanniques qui étudient en Europe, commencent la nouvelle année dans une incertitude considérable quant à leur avenir », écrivent ces responsables universitaires.

Liens compromis

Avec un Brexit sans accord, « des liens essentiels en matière de recherche seront compromis, des nouveaux traitements du cancer aux technologies de lutte contre le changement climatique. Les précieux échanges d’étudiants, de personnel et de connaissances seraient sérieusement touchés », peut-on lire dans cette lettre.

« Nous accueillons l’un des meilleurs systèmes de recherche du monde, attirant des universitaires brillants, les meilleurs étudiants et des partenariats mondiaux, et il ne faut pas que cela soit compromis par un Brexit sans accord », déclare Janet Beer, la présidente d’Universities UK, citée dans un communiqué. Elle redoute que « des universitaires et des chercheurs de niveau mondial » ne quittent le Royaume-Uni au profit de pays ayant accès aux financements de l’UE et que ceux qui envisagent de se rendre au Royaume-Uni ne renoncent à cette idée.

Nancy Rothwell, la présidente et vice-chancelière de l’Université de Manchester, souligne dans le même communiqué que dans son université, des « programmes de recherche essentiels » risquent d’être perturbés. Elle cite par exemple le travail sur le graphène, une forme révolutionnaire du graphite, dont la découverte par des chercheurs travaillant à l’université de Manchester avait été récompensée par le prix Nobel de physique 2010.

Un second référendum exclu

Le nombre des étudiants de l’UE inscrits pour l’année universitaire 2018/19 a baissé de 3%, selon des données collectées en décembre 2018 par les universités du Russell Group. Le nombre des étudiants de l’UE en recherche de troisième cycle, comme les doctorants, a même chuté de 9%.

Selon l’analyste Hollie Chandler, citée dans un communiqué du Russell Group, « l’incertitude entourant le Brexit et la future relation du Royaume-Uni avec l’Europe pourrait être un facteur important » expliquant cette chute des inscriptions.

Un second référendum sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne ne ferait qu’exacerber les divisions au sein de la population britannique, a déclaré le ministre britannique du Brexit, Stephen Barclay, à moins de 90 jours du divorce programmé entre la Grande-Bretagne et l’UE. « Un second référendum provoquerait encore plus de divisions », a déclaré Stephen Barclay dans un entretien au journal allemand Die Welt publié vendredi.

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