Entretien avec Alpha Condé : « la vérité sur mes relations avec Macky Sall »

On peut l’aimer, ne pas l’aimer, mais il faut reconnaître à Alpha Condé son amour viscéral à la Guinée qu’il dirige depuis 2010 et son obsession à dire ses vérités, sans porter de gants. Dans un entretien accordé à L’Observateur et au journal Enquête, vendredi, dans son Palais, l’opposant alors très radical revient sur le sens de la célébration du 60e anniversaire de la fête de l’Indépendance de la Guinée célébrée mardi 2 octobre dernier. Le Pr Alpha Condé n’a pas esquivé les questions liées à ses relations prétendues tendues avec son homologue sénégalais, Macky Sall. Aussi, il a donné les détails pour mettre la Guinée sur les rails de l’émergence.

Qu’est-ce que vous avez retenu du message fort que vous avez transmis aux chefs d’Etat et aux populations guinéennes ?

Mon objectif était de faire connaître, surtout à la jeunesse guinéenne, africaine, mais aussi française, quelle était la situation en 1958, leur dire ce qui s’est passé. Pour le deuxième message, j’ai voulu insister sur le panafricanisme, parce que durant tout mon mandat, j’ai toujours soutenu que l’Union africaine doit prendre son destin en main et que l’Afrique parle d’une seule voix. Donc pour moi, c’était une occasion de rendre hommage à tous les pères fondateurs du Panafricanisme et de faire de sorte qu’il soit une valeur pour la nouvelle génération qui n’a pas connu cette période. Ensuite, il fallait insister sur l’unité de la Guinée, parce que, c’est Sékou Touré qui a demandé l’indépendance, mais il a fallu que Barry Diawandou et Barry III acceptent de voter «Non» pour que la Guinée accède à l’indépendance. C’est pourquoi j’ai tenu à associer Barry Diawandou, Barry III et Sékou Touré pour leur rendre hommage, parce qu’ils ont contribué à l’unité du peuple guinéen.

On a remarqué une forte adhésion de la population à la fête de l’indépendance du 2 octobre 2018, qu’est-ce qui a été l’élément catalyseur ?

Je pense que la jeunesse a compris qu’il était important que le monde entier sache que la Guinée a été le seul pays francophone à voter «Non» et à prendre son indépendance. C’est un élément de fierté qui a galvanisé la jeunesse. Ce n’est pas seulement Conakry, les gens se sont mobilisés à fond dans les 33 Préfectures. Les Guinéens étaient contents, parce qu’ils ont osé voter «Non» en 1958, ce qui représente une certaine fierté.

Mais aujourd’hui, avec les enjeux de l’heure, quelle est la pertinence de parler de Sékou Touré et de tous les anciens, dans un monde où les défis se conjuguent en termes d’emplois pour les jeunes, d’avancées technologiques, ne pensez-vous pas être en retard par rapport à l’histoire ?

Un peuple doit être fier de son passé. 70% des Guinéens n’ont pas 40 ans, ils ne connaissent pas l’histoire de la Guinée. Or, tous les pays fêtent leur héros historiques. En France, on parle souvent de Napoléon, mais Napoléon ne fait pas l’actualité de la France en ce moment. Nous allons renforcer l’emploi des jeunes en octobre, je l’ai dit dans mon message. Nous allons aussi renforcer l’autonomisation des femmes en direction des Mifa. Nous avons créé une banque d’investissements et nous allons créer des Groupements d’intérêts économiques (Gie) pour la pêche. Nous allons, d’ici à la fin de l’année, faire plus de 70 pirogue-modèles. Nous avons plus de 300 mille décortiqueuses. Nous avons des machines pour faire du jus de fruits, des machines pour faire des chips… Tout cela, c’est l’emploi-jeune.

Nous allons revenir sur ces questions, mais juste pour rappeler que Sékou Touré n’est pas un ange. Si vous faites allusion à lui et lui rendez hommage aujourd’hui, c’est comme si…

Non ! Je sais bien que quelles que soient les vicissitudes de l’histoire… D’ailleurs, j’ai bien dit dans mon discours à la Nation que j’assume la Guinée dans sa totalité et que je demande pardon. Il ne faut pas faire une confusion. Le fait de fêter un point ponctuel de l’histoire d’un pays, cela ne met pas en cause l’évolution de ce pays. Quand les Français fêtent Napoléon, cela ne veut pas dire que Napaléon n’a fait que de bonnes choses. Il faut quand même qu’on puisse se situer dans le temps et savoir ce qui a été positif à un moment donné. Tout le monde sait que ce qui s’est passé en 1958 est positif, mais pour parler de l’histoire de la Guinée, on ne doit pas oublier le camp Boiro, le camp Kindian. Mais, là, il s’agissait de montrer ce qui s’est réellement passé en 1958. Beaucoup d’entre vous l’ignorent. Quelle a été la situation en Guinée et comment la Guinée a été mise en quarantaine ? D’accord, pour le retard de la Guinée, il a la responsabilité du gouvernement, mais aussi les évènements de 1958 ont eu des conséquences sur la marche du pays. Il fallait rappeler à la population que la Guinée a été le seul pays francophone à voter «Non», alors qu’on était menacé d’être mis en quarantaine, ce qui a été fait après.

Un pays doit connaître son passé, mais doit aussi penser à son avenir, au delà de ce qui a été fait, vous engagez-vous à laisser un pays stable à la Guinée ?

C’est ma bataille, mais cela ne dépend pas seulement de moi. C’est le peuple guinéen qui décidera. Ce que je veux faire comprendre aux Guinéens, c’est qu’en 1958, on a été unis pour notre destin, nous pouvons de nouveau être unis, parce qu’en 1958, il y a eu beaucoup de morts, mais cela n’a pas empêché, deux ans après, que tous les Guinéens se donnent la main. L’unité de la Guinée est nécessaire pour son développement et je suis très optimiste en ce qui concerne l’avenir de la Guinée. Vous êtes venus en Guinée en 2011, vous avez vu la Guinée d’aujourd’hui, vous pouvez tirer vos propres conclusions. Vous n’avez même pas à me poser la question, en tant que journaliste. Vous avez vu ce qui se passe sur le terrain. A partir du mois d’octobre, nous allons renforcer l’emploi des jeunes, nous mettrons les pirogues à leur disposition. Aussi, des décortiqueuses leur seront données pour les activités liées à la transformation du riz Paddy. Ce sera dans toutes les Sous-préfectures. Nous allons travailler avec le Brésil pour reproduire le modèle exemple du Président Lula qui a réussi à sortir plus de 20 millions de Brésiliens de la misère. Nous travaillons avec cette organisation. D’ailleurs, Des gens vont venir ici pour former des jeunes. Nous avons commandé du matériel en Chine, au Brésil. Nous avons déjà financé 50 boulangeries et chacune d’elle peut faire jusqu’à 4 000 pains par jour. Pour les femmes, nous avons aujourd’hui, plus de 60 Mifa pour renforcer leur autonomisation. Notre préoccupation aujourd’hui, c’est l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes et l’agro-business. Tout le monde parle des mines, mais les mines n’emploient pas beaucoup de monde. Elles servent à nous donner de l’argent pour faire les infrastructures. Ce qui peut sortir le peuple guinéen de la misère, c’est l’agro-business et nous avons un grand projet pour l’agriculture qui s’ajoute à ce que fait le ministère de l’Agriculture.

Quand vous accédiez au pouvoir, le véritable talon d’Achille de la Guinée, c’était l’énergie. Qu’est-ce qui a été fait depuis 2010, pour régler ce problème ?

Nous avons progressé, mais il nous reste beaucoup de choses à faire. Il faut que nous arrivions à ce que 100% des Guinéens aient l’énergie domestique, mais aussi de l’énergie pour le développement de l’industrie, de l’agro-business, pour la transformation de la bauxite en alumine et après en aluminium, c’est un grand défi. Nous avons aussi deux autres grands défis. D’abord, les infrastructures car en Guinée, il n’y a pas de routes. Ensuite, l’autre bataille, c’est l’assainissement. Il y a aussi un dossier qui concerne l’autosuffisance alimentaire et le développement de l’agriculture, l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes.

Le Sénégal et la Guinée ont des relations très étroites. D’ailleurs, il y a une très forte communauté guinéenne à Dakar, mais dans la compréhension générale, c’est comme s’il y a une incompréhension entre le Président Macky Sall et le Président Alpha Condé. Qu’est-ce qui se passe entre vous ?

(Il hausse le ton) Il n’y a aucune incompréhension entre le Président Macky Sall et le Président Alpha Condé. C’est vous, journalistes, qui inventez des choses. Avez-vous une fois vu un Président africain passer ses vacances dans un autre pays africain ? J’étais à Poponguine, il y a quelques jours. Macky Sall est comme petit un frère. Je lui ai dit : «Macky, il faut qu’on communique régulièrement, au moins un fois par semaine.» Ce sont les gens…

Mais d’où viennent ces informations ?

(Il coupe) Non, s’il vous plait… On a dit que Kassory (Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre de la Guinée : Ndlr) est l’ami de Karim Wade, donc Karim va venir en Guinée. Mais, Karim Wade a beaucoup d’amis au Sénégal aussi. On a aussi dit que je soutiens un candidat que je ne connais.

Oui, c’est l’ancien Premier ministre Cheikh Hadjigou Soumaré…

Je ne l’ai jamais vu. Je ne le connais pas. Je ne connais pas Cheikh Hadjibou Soumaré. Les gens inventent des choses.

Vous avez des amitiés à Dakar qui, politiquement, ne sont pas en phase avec le Président Sall, cela ne participe-t-il pas à créer des incompréhensions ?

Est-ce que sous le règne du Président Abdou Diouf, quand je venais au Sénégal, il m’interdisait d’aller chez Wade ? J’allais chez Wade qui était son opposant, alors que Diouf me donnait un véhicule et m’affectait un gendarme. C’est un principe, je suis fidèle à mes amitiés. Quelle que soit la situation politique, quand je vais dans un pays, je rencontre mes amis. Que ce soit au Sénégal, en Côte d’Ivoire. Dernièrement, j’étais en Côte d’Ivoire, je présidais le sommet Union africaine-Union européenne, je n’ai pas assisté au dîner officiel, j’ai diné chez des amis. Je ne confonds pas les amitiés avec la chose politique. Il y a des gens qui m’ont soutenu, ce sont mes amis, mais ils peuvent avoir des problèmes politiques, ce sont des problèmes  internes, je ne m’en mêle pas. Il faut qu’on apprenne à gérer nos relations. Et quand le reçois mes amis, ils ont la gentillesse de laisser les couteaux aux vestiaires et on blague ensemble. Qu’on ne se regarde pas en chiens de faïence, parce qu’on n’est pas de la même tendance politique !

Vous assumez vos amitiés, vous les défendez même, un de vos amis, Khalifa Sall, est en prison, était-il arrivé que vous en discutiez avec le Président Macky Sall ?

Ce sont des problèmes internes du Sénégal et je ne me mêle pas des affaires internes d’un pays.

La gestion de l’affaire de la Gambie, avec le départ exigé de Yaya Jammeh par la Cedeao, avait suscité des controverses, pouvez-vous expliquer votre démarche d’alors ?

Tout le monde sait que je ne voulais pas participer à une délégation présidentielle pour aller en Gambie. Je n’étais pas d’accord sur la façon de gérer les problèmes. J’étais à Davos, le Président mauritanien est parti en Gambie et m’a fait un compte rendu, j’ai appelé pour que la Cedeao l’écoute, mais cela ne s’est pas fait toute la journée. J’étais avec le vice-président du Nigeria, je lui ai dit que c’est moi qui ai proposé que le Président Buhari fasse la médiation et je ne veux pas que cela échoue, donc j’irai en Gambie. J’ai appelé la Présidente de la Cedeao à l’époque, pour l’en informer, à l’époque Mme Sirleaf et le Président de l’Union africaine, qui m’ont tous encouragé et je suis parti en Gambie. Il fallait qu’on montre que les Africains sont capables de régler leurs problèmes par nous-mêmes. Il fallait montrer qu’on n’avait pas nécessairement besoin de l’Onu ou de grandes puissances pour trouver des solutions. La preuve, Yaya Jammeh est parti dans la paix. En quoi cela concerne le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou la Guinée ? Aider un pays africain à trouver une solution pacifique dans le cadre africain, je ne vois pas en quoi, cela peut avoir une interférence dans les relations avec un pays.

Certains avaient pensé que vous serviez de bouclier à Jammeh, pour lui permettre de gagner du temps ?

Comment voulez-vous qu’on encourage un Président africain à partir, si après, on le traite comme un chien ? Il faut savoir ce qu’on veut. Quelqu’un qui a été Président dans un pays, on ne peut pas le jeter à la rue comme çà.

Pouvez-vous faire le point sur la médiation que vous aviez conduite en Gambie, au Togo, en Guinée-Bissau… ?

J’ai fait la médiation en Guinée-Bissau et vous ne trouvez rien à redire. Pour moi, le Paigc est un parti historique, père de l’Indépendance et la Guinée a été très impliquée et n’oubliez pas que la Guinée a participé au combat. Le Président Lansana Conté dirigeait les troupes guinéennes qui ont participé à la lutte pour la libération aux frontières. On dit que si la maison de ton voisin brûle, si tu laisse faire, le feu va consumer ta maison. Quand il y a le feu dans un pays voisin, il faut aider à éteindre le feu ou aider à ce qu’il n’ait pas le feu, c’est ce que je fais.

On a vu que la Chine est très présente à Conakry, qu’est-ce qui explique cela ?

En quoi la Chine est plus présente en Afrique qu’en Guinée. La plus grande société qui exploite les mines ici, c’est Alcoa, une société américaine. Ensuite, vous avez Moubadala d’Abu Dhabi qui va investir 5 milliards de dollars pour le développement de la mine de bauxite de Sangarédi. Vous avez Alufer qui est une société anglaise qui va démarrer l’exploitation de sa mine à Boffa au cours de ce mois d’octobre. Il y aussi Russal qui a trois mines. Cette société vient d’avoir une des plus grandes réserves de bauxite à Diandian. Je rappelle qu’il y a une société indienne qui est associée à notre société nationale, la Société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami) pour l’exploitation de la bauxite. Pourquoi on ne parle pas des Russes qui sont là, des Américains qui sont là depuis 1963 ? On ne parle que de la Chine, alors qu’actuellement, il a deux sociétés de l’Etat chinois qui n’ont même pas encore commencé à exploiter la bauxite. Est-ce que vous voyez des Chinois dans le marché ? Je ne vois pas comment les Chinois nous ont envahis. La pêche artisanale est réservée uniquement aux Guinéens ou aux Sierra-léonais… Pour la pêche industrielle, j’ai dit aux Guinéens qu’il faut avoir un bateau et je leur ai donné un délai, parce que tous font la consignation. C’est-à-dire, ils prennent des bateaux et ils consignent, alors qu’ils doivent chercher des bateaux. J’ai demandé à la banque de les financer pour qu’ils trouvent leurs propres bateaux, parce que pour le moment, ils font de la consignation des bateaux chinois ou coréens.

Dans le domaine de l’énergie et des constructions, où en êtes-vous ?

Si je veux faire un barrage, je lance un appel d’offres pour demander qui peut financer. Si quelqu’un se signale pour financer, je le laisserai faire mon barrage. Si aucun pays ne se signale, est-ce que je dois laisser tomber le projet ? Non, moi, je veux développer mon pays et le donne les projets à ceux qui peuvent les réaliser, même si ce sont des Marsiens. Quand je suis arrivé, la Guinée ne faisait que 13 millions de tonnes de bauxite, alors qu’on a plus la moitié de la réserve mondiale. Vous voulez que la bauxite reste sous terre ?

«Nous allons travailler à reproduire le modèle exemple du Président Lula qui a réussi à sortir plus de 20 millions de Brésiliens de la misère»

Quel est le plus grand programme d’exploitation de cette bauxite ?

Aujourd’hui, nous sommes à 60 millions de tonnes, nous envisageons d’aller à 100 millions de tonnes. Dans les pays pétroliers, ce sont les grandes sociétés qui exploitaient le pétrole. C’étaient les sociétés anglo-saxonnes et françaises. Il faut que notre ressource nous serve à avoir des revenus. Nous devons faire des routes. Si on n’arrive pas à exploiter notre richesse, comment va-t-on faire pour construire des infrastructures ? C’est se moquer du peuple de Guinée. Nous sommes à la phase où les sociétés qui exploitent la bauxite vont commencer à faire l’alumine. Vous avez la société Winning qui a dans son programme la construction d’un chemin de fer et l’exploitation de la bauxite. Il y a la société Tba et la société Mubadala va commencer par la bauxite et après, l’alumine. Une partie de la bauxite va être transformée ici en Guinée. La société Tba est allée beaucoup plus loin, car elle a un projet pour faire l’aluminium sur place. Il faut que nos ressources naturelles nous servent à avoir des revenus pour faire des routes.

«Ceux qui incarnent l’opposition en Guinée sont des gens qui ont dirigé ce pays pendant longtemps. Beaucoup d’entre eux ne veulent pas»

Vous êtes dans les grands chantiers, mais concrètement, qu’est-ce que vous faites pour assurer une stabilité politique et sociale de sorte que la Guinée ne tombe pas dans des situations qu’elle a connues ?

Ceux qui incarnent l’opposition en Guinée sont des gens qui ont dirigé ce pays pendant longtemps. Vous savez dans quel état j’ai trouvé la Guinée. Beaucoup d’entre eux ne veulent pas que le pouvoir avance, mais c’est leur problème. C’est le peuple guinéen qui sera juge. Je suis venu en 2011 et pendant deux ans, ils ont mis des enfants dans la rue pour que je n’avance pas. Et la Guinée n’a jamais terminé un programme avec le Fonds monétaire international (Fmi). Malgré cela, en 2 ans, j’ai eu le Programme pays pauvres très endettés (Ppte). Et si ce n’était la maladie à virus Ebola, on aurait terminé longtemps avec le Fmi. On ne peut pas empêcher le pays d’avancer. Evidemment, quand il y a 1 000 personnes dans la rue, certaines presses disent qu’il y en a 50 000, 100 000. Quand vous écoutez certaines radios internationales, vous avez l’impression que la Guinée est en guerre.

«La Guinée n’a jamais terminé un programme avec le Fmi. Malgré cela, en 2 ans, j’ai eu le Ppte»

M.le Président, vous ne sentez pas un péril jeune ?

C’est moi qui avais dit aux chefs d’Etat, à une réunion de l’Union africaine (Ua), en Afrique du Sud, que nous sommes assis sur une bombe : la jeunesse. La jeunesse est une chance, mais aussi un danger. Si nous ne trouvons pas de l’emploi aux jeunes, nous allons tous sauter. Aujourd’hui, notre politique c’est mettre la jeunesse au travail et nous allons nous donner les moyens de le faire. Le danger de la jeunesse ne se trouve pas uniquement en Guinée. Ça se trouve dans tous les pays africains. Le problème de la jeunesse, c’est partout, même dans les pays développés. 

Comment voyez-vous la Guinée dans cinq ans ?

Quelqu’un a dit que l’humanité ne résout que les problèmes qui se posent à elle, le problème qui se pose à moi est un problème complet : c’est comment résoudre le problème de la jeunesse, comment développer l’agro-business.

Le temps n’est-il pas court pour relever tous les défis?

(Il observe une petite et sourit) Dieu seul le sait.

L’Observateur

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