réchauffement climatique

Climat : Les pays invités à intégrer des connaissances scientifiques dans le processus de planification

Africaleadnews – (Senegal) Les pays doivent intégrer des connaissances scientifiques actualisées sur le climat dans leur processus de planification pour développer des stratégies d’adaptation efficaces à moyen et long terme, a préconisé Ramatoulaye Dieng Ndiaye, secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable.
Mme Ndiaye présidait, jeudi, à Dakar, un atelier de planification opérationnelle du projet d’appui scientifique aux processus de plans nationaux d’adaptation (PAS-PNA).
« Il faut toujours avoir à l’esprit que les meilleures mesures que nous puissions définir afin de les réussir sur le terrain sont celles-là qui ont un fondement scientifique et qui intègrent les connaissances et spécificités endogènes », a t- elle fait valoir.
C’est pour cette raison que « les pays doivent intégrer des connaissances scientifiques actualisées sur le climat dans leur processus de planification », a-t-elle insisté.
Elle a indiqué que la rencontre constitue une opportunité pour les différentes catégories d’acteurs présents d’être au même niveau d’information, de participer à la planification des activités et d’identifier leurs rôles dans la mise en œuvre du projet pour le Sénégal.
Ce processus de consultation, a expliqué Ramatoulaye Dieng Ndiaye, devrait aboutir à l’identification de mesures concrètes d’adaptation à moyen et long terme dans les secteurs de l’agriculture, des ressources en eau et de la zone côtière, a-t-elle indiqué.
Ces trois secteurs sont porteurs de croissance et occupent une place importante dans le PSE, a fait savoir Mme Ndiaye, invitant « les acteurs de la recherche à accompagner le projet et à travailler davantage sur les options qui seront retenues ».
Un rapport sur l’écart de l’adaptation en Afrique (Africa’s adaptation gap) du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), signale qu’un réchauffement d’environ 2°C entraînerait une réduction de 10% du rendement agricole total en Afrique subsaharienne d’ici 2050, a-t-elle renseigné.
Un réchauffement supérieur pourrait porter ce chiffre à 15 ou 20%, a ajouté la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, citant le même document.
Au Sénégal, a-t-elle fait remarquer, plusieurs études réalisées montrent une évolution à la baisse de la pluviométrie, une hausse effective des températures, une élévation du niveau de la mer et des perturbations sur la disponibilité de ressources hydrauliques, entre autres.
« Les écosystèmes du Sénégal sont par conséquent très vulnérables. C’est pourquoi des actions et études plus approfondies méritent d’être faites pour mieux afiner les mesures d’adaptation ainsi que leur faisabilité socio-économiques de façon à aider à la prise de décision », a-t-elle encore suggéré.
APS

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