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Autosuffisance en riz – Le Président Macky Sall bénit le projet agro –industriel de Dodel

iGFM – (Dakar) Afri Partners du célèbre groupe marocain Sefrioui déroule présentement sur 10 000 hectares, un énorme projet agro industriel de production de riz irrigué sur le site de Dodel –Demette (département de Podor). Dans une récente communication, le Chef de l’Etat s’est personnellement engagé à  faire un suivi régulier de cet investissement stratégique de 50 milliards de fr cfa, pour l’atteinte de la noble ambition d’autosuffisance du Sénégal en riz.

« Contrairement aux allégations faites par certaines organisations et individus, il n’y a pas eu d’accaparement de terres dans les communes de Dodel et de Demette dans le département de Podor. Ce sont les populations elles-mêmes qui, après plusieurs concertations avec les divers segments de la société, ont donné le feu vert à leurs élus pour
mettre à disposition de la société marocaine Afri Partners un site de 10 000 ha (1500 ha à Demette et 8500 ha à Dodel), en vue de réaliser un projet agro-industriel intégré dans la filière Riz irrigué. »

Cette sentence d’Aboubacky Sall président de la commission planification de la mairie de Dodel est corroborée par le Chef de l’Etat. Pour Macky Sall, ce projet novateur est suivi de très près par les plus hautes autorités. « Nous ne pouvons pas investir plus de 300 milliards  de fr cfa pour le désenclavement de l’Ile à Morphil  et laisser les terres
de la contrée inexploitées ‘est l’Etat qui devrait faire les aménagements, alors s’il ya un promoteur qui se présente pour le faire avec l’accord des populations, l’Etat doit l’accompagner » a dit le Chef de l’Etat lors de la récente visite des Marocains au Sénégal.

Défendant les intérêts des populations polarisées, le Président Sall a récemment demandé au promoteur d’augmenter la somme allouée au titre de l’appui budgétaire aux collectivités locales de la zone du projet.
Les Marocains ont accédé à la requête présidentielle  .

Résultat, l’appui budgétaire est finalement passé à 2 milliards de fr cfa par an et les collectivités vont bénéficier de 50 millions de fr cfa  par an au lieu de 25 millions .Pour la main d’œuvre les 1000  emplois promis ont été crées.

Les ambitions du promoteur pour un renouveau agricole au Fouta. Lors d’une tournée de supervision pour  le démarrage des études d’impacts environnementaux, Mehdi Zemmama, représentant d’Afri Partners, a expliqué l’enjeu de leur investissement rizicole qui s’élève à 100 millions de dollars (environ 50 milliards de fr cfa).

En réalité le Sénégal traîne un lourd  déficit en riz et importe annuellement  des milliers de tonnes  de cette denrée. Autrement dit, le riz est une filière stratégique et le projet s’engage à produire du riz qu’il mettra sur le marché domestique.

Au total le promoteur va produire 115 000 tonnes de riz paddy par an au Fouta car la terre y est argileuse, donc apropriée.Il aurait plus de 240 000 ha inexploités et propres à la production de riz dans la zone. Des parcelles villageoises seront aussi aménagées pour permettre aux populations de produire du riz.

14 000 dollars pour un nouveau projet de production de manioc

Le groupe SEFRIOUI est présent dans quinze pays et a investi 14 millions de dollars dans un deuxième projet de 2500 ha au Sénégal, autour du lac de Guiers, dans la production du manioc de type industriel pour sa transformation en amidon. L’idée est de produire de l’amidon in fine et d’implanter une usine de production à Gnith qui permettra d’offrir au marché sénégalais 16 000 tonnes d’amidon.

Il  ya actuellement un potentiel foncier de plus de 30 000 ha irrigables entourés de trois fleuves le Sénégal ,le Doué et le Gelonga appelé le Gaayo.

Malgré un potentiel foncier non négligeable aux plans départemental et communal, il y a un déficit d’aménagement criant. De même, le rythme d’aménagement fait par l’Etat est très faible. Depuis 1990, l’Etat n’a fait qu’un aménagement de 380 ha dans la commune. Ce qui pose problème. Malgré sa présence administrative, l’Etat n’a pas su
investir dans son espace pour permettre aux populations de travailler et de vivre sur place.
«Il y a l’eau, la terre et la main d’œuvre constituée des populations qui depuis plus de 40 ans maitrisent la culture du riz. Au courant de sa tournée durant laquelle il avait passé la nuit à Dodel et fait une émission à la radio communautaire, le Gouverneur avait recueilli des populations le besoin commun d’aménager les terres. Les populations avaient demandé d’être appuyées soit par l’Etat ou par des investisseurs étrangers pour aménager la terre », explique avec emphase Alioune Sy, représentant du conseil de la jeunesse du département de Podor.

Les populations avaient signalé qu’elles ne pourraient pas vivre sans cela, dans la mesure où elles ne comptaient que sur l’émigration qui est devenue saturée.

Pour rappel, dans un premier temps, deux investisseurs s’étaient manifestés, les Italiens et les Marocains. Aujourd’hui le promoteur marocain bénéficie d’un bail d’une trentaine d’années mais il n’a pas les mains libres et ne peut rien réaliser sans l’aval du comité de suivi .Il ne peut exploiter un mètre carré sans l’avis dudit comité à en croire les élus locaux de Dodel qui rappellent à l’envi l’exemple de la Côte d’Ivoire. « Si ce pays  s’est développée c’est grâce à l’agriculture, sous l’impulsion du président Houphouët Boigny. » disent-ils en chœur.

 

Des contrats de culture seront ficelés pour permettre aux populations de commercialiser leur excédent de production. Il est aussi prévu une usine de transformation de 120 000 tonnes ; ce qui permettra de réduire l’émigration des jeunes.

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