Ambassadeur Des Jeunes pour les droits de l’homme au Maroc, Zakaria el Hamel encourage la jeune génération à défendre la paix et les droits de l’homme dans un monde arabe agité.

 

Africaleadnews – (Maroc) DANS LE NORD-OUEST de l’Afrique, à juste 10 kilomètre du littoral espagnol, le Royaume du Maroc offre certains des paysages les plus variés et les plus beaux d’Afrique. Entre les sommets enneigés de l’Atlas et les dunes du Sahara, le Maroc a tout pour plaire-y compris plus de 1600 kilomètre de côtes le long de la Méditerranée et de l’Atlantique. C’est un pays aux influences européennes et arabes, un monarque puissant et populaire et une forte base islamique.

En contraste avec l’Algérie, la Tunisie et la Libye, les pays voisins, le Maroc a été relativement épargné par la terreur et il est considéré comme le dernier refuge d’Afrique du Nord. Cette réalité peut être attribuée d’un côté au fait que c’est l’un des pays musulmans les plus tolérants et de l’autre aux efforts de sécurité qu’il a menés avec l’Espagne, la France et les Etats-Unis pour combattre le terrorisme.

Mais la menace de l’extrémisme plane toujours, comme le montrent les plus de 2000 Marocains qui, selon Interpol, ont été recruté par l’état islamique (ET) pour se battre en Irak et en Syrie, ainsi que les certaines d’autres qui ont rejoint l’ET en Libye.

Et c’est exactement la raison pour laquelle Zakaria el Hamel, 36 ans, est tellement important pour le Maroc. Depuis près de vingt ans, il se consacre à créer une culture de tolérance et de compréhension en sensibilisant les habitants aux droits de l’homme.

Il est né à Berkane, au nord-ouest du Maroc. Après une enfance bercée par les concepts d’égalité et de diversité religieuse qu’il découvre de son père, un militant des droits de l’homme, il étudie le droit à l’université et, en 2005, il fonde « la jeunesse pour la paix et le dialogue entre les cultures » à Oujda, où il vit actuellement. Ila a pour objectif de favoriser la compréhension et le respect au sein de la population en réunissant les jeunes de différentes religions et de différents horizons au nom de la collectivité.

Alors que le pays a beaucoup de qualités, Zakaria était aussi conscient qu’il avait également sa part de problèmes.  «Il est vrai que nous vivons dans un pays de paix et d’harmonie, dit-il. Mais beaucoup de jeunes sont au chômage et les violations des droits de l’homme sont nombreuses. Il y a beaucoup de discrimination au Maroc.

Par exemple, si vous n’êtes pas bien habillé et que vous passez au tribunal ou que vous allez à l’hôpital, on ne s’occupe pas de vous, on vous jette dehors parce que vous n’avez pas d’argent. »

Et tant que président de La jeunesse pour la paix et le dialogue, Zakaria commença à rencontrer et à collaborer avec des groupes des droits de l’homme actifs. Il a voyagé et a parlé à des conventions comme le Forum Anna Lindh à Barcelone – une grande société civile qui réunit des représentants de pays méditerranéens pour promouvoir le dialogue interculturel.

A la fin de 2009, Zakaria a vu un avis qui a attiré son attention : il y avait un sommet international Des Jeunes pour les droits de l’homme à la base des Nations Unies à Genève. Il s’est rendu sur le site Des Jeunes pour les droits de l’homme International (YHRI) où il a vu les 30 spots d’information.

« La première vidéo ‘‘Nous sommes  tous nés libres et égaux ‘’ a été un moment magique pour moi quand je l’ai regardée la première fois. C’est ce qui m’a touché, dit-il. « J’était vraiment intéressé par l’éducation aux droits de l’homme et Des Jeunes pour les droits de l’homme avaient ce dont nous avions besoin. Nous avions cherché quelque chose comme cela dans le passé, mais sans le trouver. »

 

Le sommet de Genève

Zakaria a contacté l’association pour se présenter lui-même et sa fondation. En août 2010, il s’est rendu à Genève où il a assisté au sommet de YHRI aux Nations Unies en tant que délégué des jeunes du Maroc.

Il y a rencontré les jeunes délégués du monde entier et les a vus présenter les résultats de leurs activités de l’année présenter les résultats de leurs activités de l’année précédente. Il s’est rapidement rendu compte que lui et son équipe avaient besoin des publications et du

Programme de l’association – pas seulement pour promouvoir les droits de l’homme au Maroc, mais pour être un exemple pour toutes les nations arabes.

« J’admire comment l’association réunit des jeunes de différentes cultures et religions au nom de la paix et de la tolérance, dit-il. L’association, c’est comme une famille pour moi. »

Il s’est fait de nouveaux amis au sommet et il est retourné au Maroc avec des boites de livrets de l’association et des supports pédagogiques. Sa nouvelle inspiration ? Aider à protéger le pays de la menace grandissante du fanatisme dans les nations à proximité en promouvant  tous les droits, y compris ceux de la liberté de religion et d’expression.

Il a présenté les supports pédagogiques aux dirigeants des groupes qu’il connaissait déjà à Oujda et dans d’autres villes. Il a également incorporé le programme   dans les conférences et les ateliers qu’il fait pour les enfants des écoles élémentaires et des centres de jeunes de sa ville. Chaque fois, il distribuait un exemplaire de L’histoire des droits de l’homme et les 30 spots d’information pour que ces supports visuels soient montrés aux jeunes de la région.

Il a organisé une manifestation à Oujda en 2010 pour marquer le 10 décembre, la journée internationale des droits de l’homme de l’organisation des Nations Unies. L’événement était organisé dans le cadre de la première  «  Marche internationale pour les droits de l’homme » de YHRI, une idée qui est née au sommet de Genève. La marche au Maroc a été si populaire que Zakaria en a fait d’autres les années suivantes.

Il a cherché de l’aide plus loin encore : travaillant aux côtés de chefs religieux catholiques, islamiques, chrétiens et méthodistes, il a organisé un évènement interreligieux dans l’église de Saint Louis à Oujda.

L’évènement  était organisé en l’honneur de la « semaine de l’harmonie interreligieuse », une initiative des Nations Unies pour favoriser la paix, la tolérance et la compréhension mutuelle entre les gens de convictions religieuses différentes.

 

Pour mettre en avant le thème et le but de la soirée, «Arrêter la violence perpétrée au nom de la religion », Zakaria a présenté à l’assistance de la campagne Des Jeunes pour les droits de l’homme et leur a montré les spots d’information d’YHRI, ainsi que le documentaire L’histoire des droits de l’homme.

 

Semer les graines de la tolérance

Avec les membres de son équipe, Zakaria s’est rendu dans d’autres régions du Maroc. A Casablanca, sur la côte ouest, ils ont présenté la campagne à des habitants et à des responsables municipaux. Ils ont animé un atelier sur les droits de l’homme devant 200 jeunes à un camp d’été de l’Organisation des enfants pionniers du Maroc. Ces enfants, qui étaient venus des villes de tout le pays, ont regardé attentivement la totalité des 30 spots d’information et ont ensuite parlé de comment ces droits pourraient être violés. Deux des vidéos ont suscité une réponse enthousiaste : « Nous sommes tous nés libres et égaux » et « Un monde libre et équitable. » En fait, quand les enfants ont pris part à une courte marche des droits de l’homme après l’atelier, ils ont spontanément scandé : « On veut un monde libre et équitable ».

Prochaine arrêt : «  la Ville rouge » de Marrakech (nom de la couleur de la brique des murs de l’ancienne ville). Ici l’équipe Des Jeunes pour les droits de l’homme a distribué des livrets aux vendeurs et aux marchands sur la place principale et dans le labyrinthe des « souks » (les marchés en plein air). Les souks de Marrakech sont les plus grands du Maroc et sont connus pour le vaste éventail de marchandises qu’on y trouve : cuir, bijoux, poterie, tissus, etc.

Partout où ils ont distribué des livrets, Zakaria et son équipe ont rencontré un intérêt réel. Un vendeur dans une rue de Marrakech lui a dit : « Quand je vais à la maison ce soir, je vais lire cela à mes enfants, il faut qu’ils connaissent les droits de l’homme ».

Même les charmeurs de serpents et les monteurs de chameaux qui étaient occupés à attirer les touristes se sont arrêtés pour lire le livret Les droits de l’homme, qu’est ce que c’est ?de la première à la dernière page.

Dans leur tournée du Maroc, Zakaria et les membres de sa fondation La jeunesse pour la paix et le dialogue ont présenté les supports pédagogiques et le programme d’étude  Des Jeunes pour les droits de l’homme à beaucoup d’autres  organisations à vocation similaire. L’une d’elles était la fondation Croyants sans frontières, un groupe qui travaille au nom de la dignité humaine et du bonheur en promouvant le respect pour la liberté d’expression, de pensée et de croyance. Ils ont demandé à avoir le programme complet pour leur siège de Rabat, la capitale du Maroc, mais aussi pour leurs branches en Jordanie, en Algérie, en Egypte et au Liban.

Le message de Zakaria a trouvé un écho positif dans tout le Maroc : l’Organisation marocaine des droits de l’homme collabore avec Zakaria et utilise la documentation Des Jeunes pour les droits de l’homme dans les ateliers et les conférences qu’ils font dans les écoles publiques.

L’Observatoire marocain de l’éducation, le conseil national des droits de l’homme, l’Initiative des religions unies… plus de vingt organisations et les groupes ont formé des alliances avec Des Jeunes pour les droits de l’homme. Ils travaillent dorénavant avec Zakaria et sa fondation La Jeunesse pour la paix et le dialogue pour parler des droits de l’homme dans tout le Maroc, en préservant de ce fait la longue tradition de paix et  de tolérance dans ce royaume nord-africain.

Source;Impact Magazine USA/

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